Photographer Author
93100
Montreuil / France
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Je présente une particularité physique: deux bras, deux jambes, une tête... mais trois yeux. J'ai suivi un cursus tout à fait classique. C'est en autodidacte que j'ai fait l'apprentissage de la photographie, depuis 2007, année où je reçois mon premier appareil-photo. J'ai fait cet apprentissage « sur le tas », avec néanmoins les conseils, avis et critiques de différents professionnels.Ce cheminement peut avoir des inconvénients. Il présente néanmoins l'avantage de se libérer des contraintes techniques et d'avoir une approche plus instinctive, plus libre. Je me suis récemment tournée vers la réalisation de vidéo clips, qui apportaient un aspect plus dynamique à mon travail. J'ai réalisé et participé à plusieurs publications, individuelles et collectives. Des expositions individuelles et collectives sont actuellement en préparation. De nombreux projets (réalisations, projections, publications, expositions, etc.) ont été réalisés ou sont actuellement en cours. J'expérimente également avec Exomène une installation d'art génératif (le synesthéseur), développée à partir d'images fixes ou animées, avec une approche interactive avec le public. Je co-réalise en outre des performances, les "spoken worms", réunissant lecture, vidéo et musique. Réalisées par un trio Exomène (musique: http://www.exomene.com/), Marianne (texte et interprétation: http://essentialites-marianne.blogspot.com/) et Dorianne Wotton (images), nos trois univers parfois oniriques, inquiétants ou déjantés se croisent, s'emmêlent et se fondent pour créer les spoken worms: pièces audiovisuelles où chaque medium se renforce pour immerger les spectateurs dans leur imaginaire ternaire. Les « spoken worms » ont été projetés à plusieurs reprises à Paris. Je travaille enfin à la rédaction de courts textes (nouvelles, etc.), liés à mes images, dans la perspective d'un projet de publication. En proie depuis toujours à un flagrant délire de contradictions, je n'ai toujours eu de cesse de capter mes hallucinations; m'abandonner devant l'objet que je contemple, m'enivrer d'innombrables associations d'idées, conduire mon imagination dans l'incertain et l'indéterminé de sa fantaisie. La photo fait rêver, elle travaille notre rêverie et notre inconscient, elle habite notre imagination et notre imaginaire. Elle nous fait basculer dans un autre espace et un autre temps. Avec la photographie, je ne raisonne pas, je rêve. Un renoncement triste et tendre; une languissante agonie. Un idéal complexe. Fouillant au fond de moi, j'essaie tant bien que mal de donner une forme à ces aspirations vagues, ces tristesses sans cause, ces émotions sans objet. Dans une société où l'immédiateté prime, j'ai choisi de figer le temps. Aimant varier les lieux de prises de vue, je privilégie néanmoins les décors et lumières naturels... pour mieux les détourner. Mon approche photographique est principalement consacrée à la représentation de l'esthétique de la désolation. Il s'agit de montrer le monde tel que je le ressens, souligner l'obscur, le mystérieux...Reconnaître que tout est habité par le chimérique, le fictif, l'imaginaire, l'irréel, bref le romanesque. Le spectral. Tout devient alors potentiellement objet et sujet de mes créations, pourvu qu'ils répondent à cette démarche artistique. Cette démarche se caractérise visuellement, quelque soit le sujet, par des ruptures, des discontinuités et une poïétique du décalage, du métissage et de l’amalgame. Je ne me limite pas par un format photographique ou des tabous. Grain, flou, textures, surimpression, déformation, accidents. Je fais rendre tout ce qu'il peut à ce procédé. Animée par une forme de colère, une sordide détresse ironique, j'ai toujours cherché à exprimer dans mes créations une douce déception, voire un élégant malaise quant à la réalité extérieure. La photographie est un puissant vecteur permettant de transcrire ces images mentales que l'on ne saurait exprimer, de matérialiser des visions. Elle participe, ainsi, à un travail d'introspection. Autant de tentative de contact direct avec la profonde complexité des êtres, des choses et situations en cours. Il n'y a aucune certitude quant à ce que je veux montrer. Ni de ce que j'ai vu. Ni de ce que vous voyez. Ni de ce que les autres voient. L'objectif révèle la subjectivité. Que nous disent ces corps? Ce visage? Cet être? Cette chose? Cette lumière? Tristesse? Affliction? Espoir? Beauté? Mélancolie? Vie? Mort? Faim? Fin? Vérité? Leurre? Est-ce la vérité nue? Est-ce qu'en jouant avec l'objectif, j'ai triché, truqué, manipulé? Est-ce qu'en jouant avec l'objectif, le personnage joue, ment, trompe, montre, démontre, appelle, interpelle? A vous de voir...
Je présente une particularité physique: deux bras, deux jambes, une tête... mais trois yeux. J'ai suivi un cursus tout à fait classique. C'est en autodidacte que j'ai fait l'apprentissage de la photographie, depuis 2007, année où je reçois mon premier appareil-photo. J'ai fait cet apprentissage « sur le tas », avec néanmoins les conseils, avis et critiques de différents professionnels.Ce cheminement peut avoir des inconvénients. Il présente néanmoins l'avantage de se libérer des contraintes techniques et d'avoir une approche plus instinctive, plus libre. Je me suis récemment tournée vers la réalisation de vidéo clips, qui apportaient un aspect plus dynamique à mon travail. J'ai réalisé et participé à plusieurs publications, individuelles et collectives. Des expositions individuelles et collectives sont actuellement en préparation. De nombreux projets (réalisations, projections, publications, expositions, etc.) ont été réalisés ou sont actuellement en cours. J'expérimente également avec Exomène une installation d'art génératif (le synesthéseur), développée à partir d'images fixes ou animées, avec une approche interactive avec le public. Je co-réalise en outre des performances, les "spoken worms", réunissant lecture, vidéo et musique. Réalisées par un trio Exomène (musique: http://www.exomene.com/), Marianne (texte et interprétation: http://essentialites-marianne.blogspot.com/) et Dorianne Wotton (images), nos trois univers parfois oniriques, inquiétants ou déjantés se croisent, s'emmêlent et se fondent pour créer les spoken worms: pièces audiovisuelles où chaque medium se renforce pour immerger les spectateurs dans leur imaginaire ternaire. Les « spoken worms » ont été projetés à plusieurs reprises à Paris. Je travaille enfin à la rédaction de courts textes (nouvelles, etc.), liés à mes images, dans la perspective d'un projet de publication. En proie depuis toujours à un flagrant délire de contradictions, je n'ai toujours eu de cesse de capter mes hallucinations; m'abandonner devant l'objet que je contemple, m'enivrer d'innombrables associations d'idées, conduire mon imagination dans l'incertain et l'indéterminé de sa fantaisie. La photo fait rêver, elle travaille notre rêverie et notre inconscient, elle habite notre imagination et notre imaginaire. Elle nous fait basculer dans un autre espace et un autre temps. Avec la photographie, je ne raisonne pas, je rêve. Un renoncement triste et tendre; une languissante agonie. Un idéal complexe. Fouillant au fond de moi, j'essaie tant bien que mal de donner une forme à ces aspirations vagues, ces tristesses sans cause, ces émotions sans objet. Dans une société où l'immédiateté prime, j'ai choisi de figer le temps. Aimant varier les lieux de prises de vue, je privilégie néanmoins les décors et lumières naturels... pour mieux les détourner. Mon approche photographique est principalement consacrée à la représentation de l'esthétique de la désolation. Il s'agit de montrer le monde tel que je le ressens, souligner l'obscur, le mystérieux...Reconnaître que tout est habité par le chimérique, le fictif, l'imaginaire, l'irréel, bref le romanesque. Le spectral. Tout devient alors potentiellement objet et sujet de mes créations, pourvu qu'ils répondent à cette démarche artistique. Cette démarche se caractérise visuellement, quelque soit le sujet, par des ruptures, des discontinuités et une poïétique du décalage, du métissage et de l’amalgame. Je ne me limite pas par un format photographique ou des tabous. Grain, flou, textures, surimpression, déformation, accidents. Je fais rendre tout ce qu'il peut à ce procédé. Animée par une forme de colère, une sordide détresse ironique, j'ai toujours cherché à exprimer dans mes créations une douce déception, voire un élégant malaise quant à la réalité extérieure. La photographie est un puissant vecteur permettant de transcrire ces images mentales que l'on ne saurait exprimer, de matérialiser des visions. Elle participe, ainsi, à un travail d'introspection. Autant de tentative de contact direct avec la profonde complexité des êtres, des choses et situations en cours. Il n'y a aucune certitude quant à ce que je veux montrer. Ni de ce que j'ai vu. Ni de ce que vous voyez. Ni de ce que les autres voient. L'objectif révèle la subjectivité. Que nous disent ces corps? Ce visage? Cet être? Cette chose? Cette lumière? Tristesse? Affliction? Espoir? Beauté? Mélancolie? Vie? Mort? Faim? Fin? Vérité? Leurre? Est-ce la vérité nue? Est-ce qu'en jouant avec l'objectif, j'ai triché, truqué, manipulé? Est-ce qu'en jouant avec l'objectif, le personnage joue, ment, trompe, montre, démontre, appelle, interpelle? A vous de voir...
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Canon AE1
Canon EOS 7D